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Spécial « Gouvernance locale »

L’eau est une denrée rare et chère en commune de Gihosha rural


3 juin 2013

Gihosha (Nord-est de Bujumbura), le 23 mai 2013 - Malgré la loi sur la libéralisation, les initiatives privées dans le domaine de l’eau sont découragées par le manque de textes d’application et la REGIDESO garde le monopole. Presque tous les habitants sollicitent le concours des transporteurs d’eau avec qui ils passent des contrats, a constaté le reporter de la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral (COSOME).

Dans les quartiers ruraux de la commune urbaine de Gihosha, le raccordement en eau potable de la Regideso est inexistant. Cette situation se remarque dans les quartiers Gihosha-Gikungu Rural, Muyaga, et Winterekwa.

Presque tous les habitants de ces quartiers sollicitent le concours des transporteurs d’eau avec qui ils passent des contrats et qui peuvent leur apporter cinq à dix bidons par jour, soit entre 150 et 300 litres d’eau. Un bidon coûtant en moyenne 200 Fbu. Même à ce prix, l’eau fournie n’est pas potable à coup sûr.

« Il est convenu que le fournisseur achète cette eau à des robinets publics de la Regideso, mais il peut amener l’eau recueillie dans des forages clandestins et pourquoi pas de l’eau recueillie dans des ruisseaux provenant des montagnes qui surplombent la ville », regrette Jean Ngandakuriyo, un chef de ménage à Gihosha rural.

Malgré tout, les gens se réjouissent de ce nouveau métier qui leur évite des absences ou des retards au service pour aller chercher de l’eau. Mais pas question de gaspiller ce liquide si onéreux.

« Tout le monde mange sur un même plat pour ne pas laver beaucoup d’ustensiles de cuisine », affirme Rose Kankindi, une mère chef de ménage à Muyaga. Elle regrette de dépenser plus de 1 500 Fbu par jour seulement pour l’eau.

Une lourde dépense pour les familles, qui fait gagner beaucoup d’argent à d’autres. Aux transporteurs à vélo qui, eux, se réjouissent.

Cette eau est généralement puisée sur les bornes fontaines publiques de la REGIDESO se trouvant dans les quartiers de la commune urbaine de Kamenge.

Face à cette situation, des initiatives privées de forage ont été entreprises mais ont été vite découragées par le manque de texte d’application de la loi sur la libéralisation et la REGIDESO en profit pour garder le monopole.

« Regroupés en association, nous avions entrepris de faire le forage pour faire face à la pénurie d’est mais nous avons été découragé par la REGIDESO, qui nous dit qu’elle va confisquer toutes les installations que nous aurons fait », explique BIZINDAVYI Hilaire du quartier Winterekwa qui avait déjà contribué à hauteur de huit cent mille francs à ce projet.

La REGIDESO a fait des efforts dans le sens du raccordement en eau potable de ces quartiers dans un projet exécuté par une entreprise chinoise.

« Dernièrement, les autorités de la REGIDESO ont tenu une réunion à l’intention des représentants de ces habitants pour leur signifier que toutes les installations déjà faites dans le cadre de ces initiatives seront directement conduites vers le château d’eau en déjà construit à cet effet » a précisé Mr Gilbert BARIZIRA, secrétaire communal de Gihosha.

BUL


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